Aborder la sexualité avec son enfant

Aborder la sexualité avec son enfant

Être père de famille nous confronte tôt ou tard à aborder la question du sexe avec nos enfants. Sujet hautement sensible, l’approche choisie déterminera une conception saine ou non du sujet par l’enfant. Si en parler passe sans tabou ni gêne entre copains autour d’un bon match de foot, la tactique doit être bien plus subtile quand il s’agit de nos enfants. Il faut garder à l’esprit que les enfants sont des êtres sexués et qu’ils voudront des explications. Ce n’est pas la peine de l’éluder à chaque fois.

Première règle : garder son aise

Si vous en parlez en restant à l’aise, l’enfant ne verra pas le sexe comme un tabou, et ne se créera pas de blocages en devenant adulte. À défaut, il est mieux de reporter le sujet à un moment plus propice, quand vous aurez trouvé quoi dire et comment le dire. Comme l’approche à adopter peut varier selon l’âge de votre enfant, la solution la plus simple consiste à appuyer vos dires avec les récits de manuels d’éducation sexuelle. Ce sera une entrée en matière idéale, puisque la moitié des questions qu’il veut vous poser trouve leurs réponses dans ces livres. Elles sont en plus exprimées de façon à être bien perçues par la psychologie de l’enfant. Votre rôle de père se cantonnera juste à des détails moins gênants.

Deuxième impératif : Utiliser les bons mots

Employer des vocabulaires techniques n’a rien de répréhensible. De plus en plus de parents décident d’évoquer la sexualité à leurs enfants, en utilisant les mots tels qu’ils sont : « pénis » et « vagin ». L’essentiel est bien de marquer la différence entre les deux sexes et de ne pas les appeler par un même vocable, comme « zizi ». La même règle reste valable si vous décidez d’utiliser des termes plus imagés. Les discussions sur la reproduction doivent aussi mettre en exergue la différence entre garçon et fille. Signalez que deux graines différentes entrent en jeu. Il n’y a pas que le père qui est porteur de graine. Maintenant, c’est suivant votre sensibilité que vous évoquiez ou non les termes techniques, « spermatozoïde » et « ovule ».

Troisième conseil : introduire le facteur émotionnel

Il est important pour les enfants d’intégrer les émotions et la tendresse, dans leur conception de la sexualité. C’est aux parents de montrer l’exemple sur ce point, en renvoyant une image aimante et complice. De même, surprendre des chats ou des chiens en pleine action constitue une bonne occasion pour expliquer à votre enfant qu’ils s’aiment et que de ce fait, ils fabriquent des bébés. En ayant à l’esprit le facteur « sentimentalité », votre enfant sera plus ouvert pour en parler, une fois arrivé au stade de l’adolescence.

Il ne restera plus qu’à intégrer la nécessité de la protection et de la contraception. Comme ils ne sont plus dupes, évoquer la sexualité dans une ambiance complice ne marchera plus. Les adolescents ont leur pudeur. Si vous voulez discuter d’un point avec lui, il vaut mieux le faire de façon détournée. Vous pouvez laisser trainer par inadvertance un magazine qui parle du sujet ou mettre la chaine de télévision sur une émission précise, tout en vous éclipsant discrètement. Sans rien imposer, votre message passera peut être.

Auteur de l'article

Un pied dans le digital depuis maintenant plusieurs années, je me livre au gré de mes envies et de mon temps libre à rédiger des articles sur des sujets diverses et variés. Mais l'actualité masculine a, sans conteste, une de mes préférences.